Pour la première fois de sa vie, il comprit le prix de la cruauté.
…
Trois jours plus tard, Marc arriva à Annecy.
Plus de costume élégant, plus d’arrogance.
Seulement un homme brisé, les yeux cernés par les nuits sans sommeil.
Il resta longtemps devant la porte de la maison d’Élise… sans oser frapper.
Finalement, la porte s’ouvrit.
Madame Fontaine se tenait là, le regard glacial :
— « Que venez-vous faire ici ? »
Marc avala difficilement :
— « Je… je veux voir Élise… et… mon fils… »
Elle le fixa longuement, puis répondit lentement :
— « Cet enfant ne manque pas de père. Il manque d’un homme digne de l’être. »
Ces mots furent comme une lame en plein cœur.
Derrière elle, la voix d’Élise s’éleva, faible mais ferme :
— « Maman… laisse-le entrer. »
Marc entra.
La pièce était simple, baignée d’une lumière douce… et Élise tenait leur enfant dans ses bras.
Elle ne pleurait pas. Ne reprochait rien.
Elle le regardait simplement… avec calme.
Marc tomba à genoux.
Pour la première fois.
— « J’ai eu tort… J’ai tout perdu… S’il te plaît… donne-moi une chance… »
Élise resta silencieuse.