Je me souviens encore de cette période de ma vie où tout est devenu trop lourd, trop compliqué, trop douloureux. J’avais l’impression que le monde s’écroulait autour de moi et que je n’étais pas assez fort pour faire face. Alors j’ai fait ce que font beaucoup de gens quand ils ont peur : je suis parti vivre dans une autre ville.
Je me suis convaincu que c’était la meilleure chose à faire. Que je n’étais pas capable d’assumer, que d’autres feraient mieux que moi, que le temps finirait par arranger les choses. On est très doué pour se raconter des histoires quand on veut éviter la vérité.
La vérité, c’est que je n’ai pas été courageux. J’ai choisi la facilité du silence plutôt que la difficulté de la présence.
J’ai vécu des années en faisant semblant d’aller bien