J’ai eu l’impression que le sol se dérobait sous mes pieds. Sept années s’étaient écoulées. Sept ans de silence complet après une séparation difficile. Aucun enfant, aucun lien, juste une coupure nette. Tout le monde pensait que j’avais tourné la page. Et c’était le cas… en apparence.
Lorsque Julien a ajouté : « C’était mon père », j’ai su que ma vie venait de basculer à nouveau.
Une révélation posthume
Il n’avait découvert la vérité que peu de temps auparavant. Après le décès de Thomas, cet homme que j’avais tant chéri. Le mot « disparu » a frappé mon esprit avec une brutalité insoupçonnée. Il était parti en février. Nous étions en juin. Pendant tous ces mois, j’étais restée dans l’ignorance totale.
Il vivait retiré, loin de tout, et s’était consacré à la peinture. Surtout, il avait laissé derrière lui une boîte. Une boîte pleine de reliques, de clichés… et d’une enveloppe, sur laquelle mon nom était inscrit.
Nous avons convenu d’un rendez-vous.