Il a continué :
— Supposons que je rencontre une femme. On commence à vivre ensemble, puis on se marie. On achète une voiture, des meubles, peut-être une autre maison. Et quelques années plus tard, elle décide de partir.
Et encore une fois, il faut tout partager.
Il a haussé les épaules.
— Je suis déjà passé par là une fois. Je n’ai pas besoin de recommencer.
Deuxième raison — les rêves des hommes sont rarement soutenus
Julien s’est servi un verre d’eau.
— Aujourd’hui j’ai un petit rêve. Je veux acheter une vieille moto. Une BMW des années 70. La restaurer moi-même.
— Ça a l’air génial.
— Oui. J’économise depuis un an. Je pense que dans environ six mois je pourrai me la permettre.
Il a bu un peu d’eau.
— Quand j’étais marié, j’avais aussi des rêves.
Il a souri avec une certaine ironie.
— Une fois, j’ai voulu apprendre à jouer de la guitare. J’ai acheté une guitare et je me suis inscrit à des cours du soir. Claire m’a dit :
« Pourquoi tu as besoin de ça ? Tu as quarante ans. Tu veux devenir une star du rock ? »
Finalement, j’ai arrêté.
— Une autre fois, je voulais partir une semaine faire du kayak avec des amis dans les gorges de l’Ardèche. Elle a dit :
« On a un crédit immobilier et toi tu veux jouer à l’aventurier. »
Alors j’y ai renoncé aussi.
Il a regardé par la fenêtre.
— Avec le temps, tu comprends quelque chose : beaucoup de femmes voient les rêves des hommes comme des bêtises.
Il a souri.
— Maintenant je vis seul. Si je veux acheter une vieille moto et passer mes week-ends dans le garage, je le fais simplement. Personne ne me dit que c’est une perte de temps.
Troisième raison — des attentes trop élevées sur les applications de rencontre
Julien a continué :
— Il y a quelques années, j’ai essayé les applications de rencontre. Juste par curiosité.
— Et comment ça s’est passé ?
Il a souri avec ironie.
— J’ai parlé avec plusieurs femmes. L’une d’elles, Sophie, avait quarante-six ans et travaillait comme réceptionniste dans un salon de coiffure.
Il a fait une pause.
— Elle m’a écrit :
« Tu as l’air d’un homme intéressant, mais je cherche quelqu’un qui gagne au moins 6 000 ou 7 000 euros par mois. »
Je lui ai demandé :
« Et toi, combien tu gagnes ? »
Elle a répondu :
« Environ 2 000 euros. »
Et la conversation s’est arrêtée là.
Julien a ri.
— Antoine, j’ai remarqué quelque chose d’assez curieux. Beaucoup de femmes aujourd’hui se considèrent comme un prix extraordinaire.
Il a continué :
— Elles peuvent vivre en location et avoir un salaire normal. Mais elles cherchent un homme avec un revenu élevé, un logement à lui, une bonne voiture et une stabilité financière totale.
— Et qu’est-ce qu’elles offrent, elles ?