“Tu n’es pas le problème.”
Elle posa le carnet devant lui.
Mathieu lut.
Ses lèvres tremblèrent légèrement.
C’était peut-être la première fois… que quelqu’un lui disait ça.
Mais le passé ne disparaît pas aussi facilement.
Quelques jours plus tard, Mathieu tomba malade.
Des douleurs violentes.
Des vertiges.
Son corps réagissait.
Comme si le retrait de l’objet avait réveillé quelque chose de plus profond.
Élise ne le quitta pas.
Elle resta à ses côtés.
Jour et nuit.
Elle qui avait toujours été rejetée… devenait celle qui ne rejetait pas.
Le village, lui… observait.
De loin.
Gêné.
Silencieux.
Certains commencèrent à murmurer autrement :
— “Elle aurait pu partir…”
— “Pourquoi elle reste ?”
La réponse était simple.
Mais personne n’osait la dire.
Parce qu’elle avait enfin trouvé quelqu’un qui comprenait la douleur… sans juger.
Un soir, alors que Mathieu était allongé, épuisé…
il attrapa la main d’Élise.
Fort.
Comme s’il avait peur qu’elle disparaisse.
Puis, avec une lenteur infinie… il forma quelques mots avec ses lèvres.
Des mots qu’il n’avait jamais dits.
Élise ne les entendit pas.
Mais elle les lut.
“Merci… de ne pas m’avoir abandonné.”