—Pas seulement les vivants.
Roger sourit.
—Ils se sont multipliés.
Marites a mis plusieurs secondes à répondre.
—Roger… tu es sérieux ?
-Complètement.
—Combien y en a-t-il ?
Roger observa le terrain.
—Peut-être soixante… peut-être plus.
Un long soupir se fit entendre de l'autre côté.
-Mon Dieu…
Roger s'assit par terre.
—Je pense qu'il faut tout recommencer.
—Retourner aux montagnes ?
-Ouais.
Il y eut un moment de silence.
Marites dit alors quelque chose qui le surprit.
—Je n'ai jamais cessé de croire que cet endroit était spécial.
Roger sourit.
—Moi non plus… il m’a fallu cinq ans pour m’en rendre compte.
Le vent soufflait doucement à travers les arbres.
Mang Tino se leva lentement.
—Roger.
-Ouais?
—Il y a autre chose que vous devriez savoir.
Roger leva les yeux.
-Quelle chose ?
Le vieil homme désigna du doigt les bois situés derrière la porcherie.
—Il y a quelques mois, des hommes sont venus voir cette montagne.
-Hommes?
—Oui. Ils ont dit qu'une grande entreprise voulait acheter des terrains dans les environs.
Roger fronça les sourcils.
-De sorte que?